dimanche 19 avril 2026

LES SONNEURS VOUS ATTENDENT AU MUSÉE DU FAOUËT ! : L'EXPOSITION 2026 EST OUVERTE...

 

    L'exposition de la saison 2026 est ouverte au musée du Faouët !.. et pour six mois, du 4 avril au 4 octobre. Après l'ambiance des tons verts de l'an passé, une atmosphère toute différente avec des couleurs ocres, sable et bordeaux pour vous faire vivre cet évènement. Venez rencontrer ces couples de sonneurs : joueurs de biniou et de bombarde qui, depuis le Moyen-âge, ont animé les mariages mais aussi tous les évènements festifs de la vie quotidienne en Bretagne... Plus de cent-vingt œuvres, objets et documents montrent la vision esthétique, parfois exotique, des artistes sur ces sonneurs. 

 

    En Bretagne, les joueurs de biniou et de bombarde, appelés aussi sonneurs, ont été une source d’inspiration pour de nombreux artistes. De la peinture à la céramique, en passant par la gravure, la photographie ou encore la sculpture, ce couple de musiciens a été régulièrement représenté dans les différents moments de vie des Bretons.

 

     Qu’il s’agisse d’une aire à battre, d’une noce, d’un bal du 14 juillet et bien d’autres occasions, ils jouent l’air de circonstance. Au-delà de la transmission orale de leur musique, ces passeurs d’une mémoire collective ont su arranger leurs morceaux et moderniser leur pratique instrumentale, toujours d’actualité au 21e siècle.


    La représentation des joueurs de biniou et de bombarde est attestée, en Bretagne, bien avant les années 1800. En effet, quelques exemples se trouvent dès le Moyen-Âge, notamment dans la sculpture religieuse ; comme en témoigne au Faouët, l’une des sablières de la chapelle Saint-Sébastien ou encore l’un des éléments du décor du jubé de la chapelle Saint-Fiacre. 

    Ces premières représentations avaient un but bien précis : mettre en garde les fidèles du côté subversif de la musique populaire et de la danse, perçues par l’Église comme symboles de péchés, et traduisant la peur que leur inspirait ces musiciens. 

 

 

    Le couple de musiciens ne sonnait pas toute l’année même si diverses occasions se présentaient, comme lors des travaux agricoles ; à l’occasion de fêtes comme celle de la filerie ou celle profane des pardons ; ou encore lors du bal du 14 juillet et au cours d’autres réjouissances organisées par les communes et parfois les cafés. C’est néanmoins la noce, fête par excellence qui durait trois jours, qui était la plus rémunératrice ; la concurrence était donc rude entre sonneurs et certains préféraient payer des manœuvres pour les remplacer dans leur activité quotidienne plutôt que de manquer une occasion de sonner lors d’un mariage. 

  

    Effectivement, cet événement dans la vie des Bretons ne se déroulait essentiellement qu’après les grands travaux de l’été et avant ceux du printemps. Présents tout au long des festivités, les sonneurs accompagnaient les « futurs » mariés et leurs convives, adaptant leurs airs en fonction des différents moments qui rythmaient le déroulé de la noce : de l’accueil des familles à l’accompagnement du cortège d’invités, ou encore lors de la danse d’honneur après la cérémonie, mais aussi pour se rendre au festin ou pour reconduire les invités à la fin des festivités. 

 

 

    Toutes ces étapes devaient être accompagnées de l’air adéquat : joyeux, rythmé ou plus modéré. Des festivités que les artistes n’ont pas manqué de représenter, amateurs de ces scènes « pittoresques » qui mêlaient gaieté, joie, costumes, danses et musiques traditionnelles.

 


 

    Le couple biniou-bombarde, jouant en duo, n’est attesté de façon irréfutable en Bretagne dans la littérature qu’à partir des années 1800, grâce aux dessins d’Olivier Perrin à Kerfeunteun près de Quimper. Dès lors, le biniaouer (sonneur de biniou) et le talabarder (sonneur de bombarde) deviennent des personnages incontournables du paysage armoricain, rythmant tous les épisodes festifs bien gagnés dans une vie de labeur souvent éprouvante.

 


     Il n’est donc pas surprenant que la représentation de ce tandem de musiciens, ait irrigué toutes les disciplines artistiques : peinture, dessin, gravure, mais aussi la photographie, accessible vers le milieu de ce 19e siècle, et popularisée par son corollaire, la carte postale.  

 


    N’oublions pas la 3e dimension avec la sculpture et, tout particulièrement pour la Bretagne, la céramique, avec son foisonnant foyer quimpérois. C’est donc grâce à la diversité de ces médiums que les artistes ont eu le loisir de s’exprimer, chacun avec sa propre sensibilité. Des représentations de sonneurs reprises progressivement par les publicitaires qui y voient une aubaine, contribuant à diffuser et développer la figure de ces musiciens dans une forme d’imagerie de la Bretagne où le pittoresque s’allie au folklore.

 


 


 

 



 

 

mardi 14 avril 2026

VERNISSAGE de L'EXPOSITION 2026 SUR LES SONNEURS : UN BEAU MOMENT !

 Vendredi 3 avril 2026, a eu lieu l'inauguration de la nouvelle exposition temporaire au musée du Faouët. En effet le musée rouvre ses portes le lendemain, samedi 4 avril et pour une période de six mois, avec une exposition intitulée : "Les sonneurs vus par les artistes en Bretagne (1800-1950)". Un public particulièrement nombreux s'est pressé, à partir de 18 heures, dans les salles du musée pour assister à cet évènement qu'est la présentation de la nouvelle saison.

Monsieur le Maire du Faouët présente la nouvelle exposition au public présent dans la chapelle

Christian Faivret, maire du Faouët, lors de son intervention, vu du haut de l'escalier
 

 Se sont succédé(e)s au pupitre, pour les traditionnelles interventions lors de cette inauguration, Christian Faivret, maire du Faouët, tout récemment réélu lors des dernières élections municipales, Anne Le Roux-Le Pimpec, directrice du musée,  Christian Bellec, président de l'association des Amis du musée, un représentant de Roi Morvan Communauté, Dominique Le Niniven, vice-président du Conseil Départemental du Morbihan, Roland Becker, co-auteur du catalogue et initiateur de l'exposition, et enfin Muriel Jourda, sénatrice du Morbihan.

Vu du haut de l'escalier menant à l'étage, le public nombreux présent à l'inauguration 

 
Christian Bellec, président des Amis du musée, lors de son intervention dans la chapelle

Le président de l'Association des Amis du musée, dans son intervention, a évoqué deux anniversaires : le premier concerne les dix ans de l'association, puisque celle-ci a été enregistrée en sous-préfecture du Morbihan, à Pontivy, le 14 janvier 2016. Il a mentionné la bonne santé de l'association puisqu'elle comportait, fin 2025, 153 adhérentes et adhérents, chiffre jamais atteint par le passé. 

 

Anne Le Roux-Le Pimpec présente en détail la nouvelle exposition sur les sonneurs en Bretagne

Le second anniversaire concernait la directrice du musée Anne Le Roux-Le Pimpec puisque cette dernière est arrivée au musée il y a 30 ans, en 1996. D'abord secondée par l'équipe qui a été à l'origine de la création du musée, neuf ans plus tôt, en 1987, elle a ensuite pris rapidement "les rênes du navire", un temps aidée pendant quelques mois par an par Jean-Marc Michaud, conservateur en chef du patrimoine au département du Morbihan et détaché au musée par le Conseil Départemental. Mais l'organisation et la réalisation concrète, matérielle des expositions repose entièrement sur elle depuis de nombreuses années, sans parler du choix des sujets, validés par le conseil municipal.

La directrice du musée au pupitre, lors du vernissage de l'exposition, vendredi 3 avril au soir
 

Au nom des adhérents de l'association mais aussi des quelques centaines de milliers de visiteurs qui, en 30 ans, ont franchi les portes du musée, le président a souhaité remercier chaleureusement Anne Le Roux-le Pimpec pour les superbes expositions qu'année après année, elle a concocté avec la petite équipe qui l'entoure, efficace et compétente. Les applaudissements qui ont suivi lui étaient tout spécialement destinés !

Intervention de  Mr Dominique Le Nivinen, vice-président du conseil départemental du Morbihan

 
Le bagad du Faouët s'apprête à escorter les participants au vernissage jusqu'à la salle des fêtes

Compte-tenu du sujet de l'exposition de cette saison 2026, cette inauguration devait tout naturellement se terminer en musique !... De plus, le cloître étant cette année occupé par une partie de l'exposition, le "pot de l'amitié" ne pouvait avoir lieu dans l'enceinte du musée. Il avait été décidé de le faire dans la salle des fêtes de la commune. C'est ainsi que le Bagad du Faouët a accompagné les participants au vernissage de l'entrée du musée jusqu'à la salle communale pour la plus grande joie des participants et en particulier des enfants.

Le Bagad du Faouët, à l'entrée de la salle des fêtes de la commune, joue pour le public réuni.
 

 Et, point d'orgue de la soirée, pour le plus grand plaisir des petits et des plus grands, le Bagad du Faouët nous a gratifié d'un air de son répertoire à son arrivée à l'intérieur de la salle des fêtes !... avec "en renfort" les plus jeunes éléments, au tambour. Un grand merci à eux !

Le Bagad du Faouët, avec les plus jeunes au tambour, jouent à l'intérieur de la salle des fêtes !

 


 

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vendredi 13 mars 2026

L'AFFICHE DE L'EXPOSITION 2026 !....

 Voici l'affiche de la prochaine exposition au musée du Faouët, qui ouvrira ses portes le samedi 4 avril prochain pour une durée de six mois, puisqu'elle se terminera le 4 octobre.

 


 

Plus d'une centaine d'objets : tableaux, dessins, gravures,  photos, cartes postales anciennes, faïences de Quimper... instruments, illustreront le thème du couple biniou-bombarde dans cette exposition intitulée :

 " Les sonneurs vus par les artistes en Bretagne (1800-1950) "

A bientôt au musée !...